Le dernier rivage

Le dernier rivage

Nevil Shute, Marie-Odile Probst

Les éditions du Chemin de Fer - 2022

9782490356270

La guerre a dévasté l'hémisphère nord, laissant derrière elle un nuage radioactif qui poursuit inexorablement sa course vers le sud, détruisant toute vie humaine sur son passage. Dwight Towers, le commandant d'un sous-marin américain fait partie des survivants réfugiés en Australie. À Melbourne, il partage le quotidien d'un petit groupe d'habitants qui, chacun à sa façon, pour se préparer à l'inéluctable, s'arrange avec la cruelle réalité. Lors d'une soirée, Dwight rencontre Moira, une jeune femme qui a choisi de brûler sa vie tant qu'il est encore temps. Bien que Dwight veuille garder vivant le souvenir de sa femme et de ses enfants, lui et Moira deviennent de plus en plus proches. Seul un mystérieux signal radio provenant de Seattle pourrait laisser penser que la vie n'est peut-être pas anéantie totalement, quand bien même, scientifiquement, elle est devenue impensable au Nord... Captivant et d'une intense émotion, Le dernier rivage, publié en 1957, est devenu un livre culte qui reste gravé à jamais dans la mémoire des lecteurs. Nevil Shute (1899-1960) a publié vingt-cinq romans. Le dernier rivage, qui est sans conteste le sommet de son oeuvre, a connu en 1959 une adaptation cinématographie avec Gregory Peck, Ava Gardner et Anthony Perkins. Il sert encore aujourd'hui dans les pays anglo-saxons d'étendard à ceux qui luttent contre les risques de destructions que la technologie humaine fait subir à la Terre.
Coup de cœur
Ça commence comme ça :
"Le lieutenant Peter Holmes de la Royal Australian Navy se réveilla peu après l'aube. Engourdi par la douce chaleur émanant du corps endormi de Mary à côté de lui, il suivit l'avancée des rayons de soleil sur les rideaux de cretonne de leur chambre."

Belle initiative des éditions du Chemin de fer que de rééditer dans une nouvelle traduction ce roman australien des années 1960. Pas étonnant qu'il soit devenu culte chez les anglo-saxons ! C'est le must absolu de la dystopie, sans suspense ni action héroïque, dont on connait la fin inéluctable dès le début. L'écriture presque plate, volontairement sans effet de style, décrit les gestes du quotidien et nous plonge peu à peu dans un temps suspendu. Elle produit paradoxalement en effet qui dure longtemps après la fermeture du livre.