Les égarés
François Happe, Ayana Mathis
Gallmeister - 2024
9782351782118
Au mi-temps des années 1980, Ava, Afro-Américaine d'une quarantaine d'années, débarque à Philadelphie. Chassée par son mari, elle s'installe avec Toussaint, son fils de dix ans, dans un centre d'hébergement. L'endroit est sordide. Et elle est déterminée à tout faire pour s'en échapper. Ava rêve d'émancipation. Mais la vie n'offre que peu de choix aux gens comme elle. Originaire d'un petit village de l'Alabama, elle a rompu tout contact avec sa mère et ne peut plus compter sur personne. Lorsque le père du garçon réapparaît dans sa vie, elle retombe immédiatement sous l'emprise de cet homme charismatique, autoritaire et engagé. Dans le même temps, un puissant atavisme pousse Toussaint vers ce Sud lointain, qu'il ne connait pas. Vers le village de Bonaparte, freetown afro-américaine, où plongent ses racines et où vit encore Dutchess, sa mythique grand-mère.
Sans complaisance aucune, Les Égarés dresse le portrait poignant d'une mère prête à tout pour protéger son enfant de la froideur du monde, quitte à se brûler les ailes.
Ça commence comme ça :
" Toussaint Wright arriva dans Ephraim Avenue avec un sac à dos sur l'épaule et une entaille sanglante sur la joue. Il avait treize ans. Deux ans plus tôt, un incendie avait ravagé le 248 Ephraim Avenue où il vivait. Le feu avait détruit pratiquement tout ce qu'il aimait. Il ne restait rien, à part quelques poutres dans la carcasse calcinée de la maison et un vieux chêne roussi juste devant, sur le trottoir."
Après son très original et très réussi premier roman, "Les douze tribus d'Hattie", Ayana Mathis confirme ici son talent de conteuse. Explorant une nouvelle fois les traumatismes de l'esclavage et du racisme, elle peint des personnages perdus et touchants, ou forts et charismatiques, mais toujours à la recherche de leur identité profonde.
" Toussaint Wright arriva dans Ephraim Avenue avec un sac à dos sur l'épaule et une entaille sanglante sur la joue. Il avait treize ans. Deux ans plus tôt, un incendie avait ravagé le 248 Ephraim Avenue où il vivait. Le feu avait détruit pratiquement tout ce qu'il aimait. Il ne restait rien, à part quelques poutres dans la carcasse calcinée de la maison et un vieux chêne roussi juste devant, sur le trottoir."
Après son très original et très réussi premier roman, "Les douze tribus d'Hattie", Ayana Mathis confirme ici son talent de conteuse. Explorant une nouvelle fois les traumatismes de l'esclavage et du racisme, elle peint des personnages perdus et touchants, ou forts et charismatiques, mais toujours à la recherche de leur identité profonde.