Ceux du lac
Corinne Royer
Le Seuil - 2024
9782021560084
Un père solitaire, une fratrie de six, un vieux chien nommé Moroï. À quelques kilomètres du centre-ville de Bucarest, les Serban habitent une cabane au bord d'un lac où la nature a depuis longtemps repris ses droits. Sasho, Naya et leurs frères traquent les poissons dans la rivière Dâmbovi?a, apprivoisent les mots des poètes dans les livres de tante Marta, assumant le choix âpre et singulier d'une vie en marge. Jusqu'au jour où les autorités, pour créer une réserve naturelle, les somment de quitter ce coin d'eau et de terre, le plus beau qui soit, le leur.
Inspiré d'une histoire vraie, Ceux du lac raconte l'impossible adieu d'une famille tsigane à un royaume désormais interdit. Au coeur des contradictions de la Roumanie contemporaine et d'une époque qui confisque au prétexte de sauvegarder, les Serban ne peuvent ni s'adapter ni complètement résister. Reste une ultime promesse, lumineuse : celle faite par Sasho à sa petite soeur Naya de marcher dans les traces des bisons des Carpates.
Convoquant tour à tour le réalisme et l'onirique, le burlesque et le tragique, la poésie et le folklore, Corinne Royer écrit un roman brûlant, porté par un amour profond de la nature et des mots, qui bouscule notre lien à l'autre et au sauvage.
Corinne Royer vit dans le parc naturel régional du Pilat, au sud de Saint-Étienne. Ceux du lac est son sixième ouvrage, après Pleine terre (Actes sud, 2021), lauréat du prix Mouans-Sartoux du Livre engagé pour la planète.
Ça commence comme ça :
" De loin, on aurait pu croire que c'était un chien. "
Quel plaisir de suivre la plume poétique et sensible que Corinne Royer propose dans ce roman, toujours très ancré dans la terre. Cette fois, c'est une terre martelée par les bisons des Carpates, et par tant d'autres bêtes qui vivent (ou vivaient) aux confins de la Roumanie d'après Ceausescu. On arpente ces pages, porté par la nostalgie, parfois la colère, souvent la magie tsigane.
" De loin, on aurait pu croire que c'était un chien. "
Quel plaisir de suivre la plume poétique et sensible que Corinne Royer propose dans ce roman, toujours très ancré dans la terre. Cette fois, c'est une terre martelée par les bisons des Carpates, et par tant d'autres bêtes qui vivent (ou vivaient) aux confins de la Roumanie d'après Ceausescu. On arpente ces pages, porté par la nostalgie, parfois la colère, souvent la magie tsigane.