Detroit Roma
Elene Usdin, Boni
Sarbacane - 2025
9782377319145
Détroit 2015. À bord d'une vieille Ford Galaxy, deux jeunes filles traversent une Amérique en déclin, du Nord au Sud. Fuyant Détroit, leur ville natale, elles roulent jusqu'à Rome, en Géorgie, pâle copie de la cité antique. Un road-trip aussi mystérieux qu'imprégné de sens. Pour Becki, il s'agit de remonter la route des esclaves, ses ancêtres. Pour Summer, de rendre hommage aux racines italiennes de sa mère, Gloria. Sur la route, Becki gratte dans ses carnets de dessins déjà noircis par leur histoire, leurs drames quotidiens et leur amitié chaotique. Au fil des croquis, des kilomètres avalés et des confidences, les deux amies délieront les secrets de famille qui ont noué leur destin, bien avant leur naissance.
Ça commence comme ça :
"Ça pourrait commencer là..."
Les mots sont bien sûr insuffisants pour décrire une œuvre aussi protéiforme et aboutie que cette bd d'Elene Usdin, (accompagnée de dessins de Boni). On peut cependant affirmer sans risque que Detroit Roma est voué à se faire une place dans l'histoire de la bd, au même titre que Moi ce que j'aime c'est les monstres d'Emil Ferris, avec qui la parenté saute aux yeux. La maîtrise graphique, la variété de techniques, l'inventivité des biais narratifs, tout participe à un ensemble d'une cohérence et d'une puissante rares. Les récits intimes se tissent pour former un canevas stupéfiant, auquel l'objet imposant (format livre d'art, à l'italienne) rend hommage.
"Ça pourrait commencer là..."
Les mots sont bien sûr insuffisants pour décrire une œuvre aussi protéiforme et aboutie que cette bd d'Elene Usdin, (accompagnée de dessins de Boni). On peut cependant affirmer sans risque que Detroit Roma est voué à se faire une place dans l'histoire de la bd, au même titre que Moi ce que j'aime c'est les monstres d'Emil Ferris, avec qui la parenté saute aux yeux. La maîtrise graphique, la variété de techniques, l'inventivité des biais narratifs, tout participe à un ensemble d'une cohérence et d'une puissante rares. Les récits intimes se tissent pour former un canevas stupéfiant, auquel l'objet imposant (format livre d'art, à l'italienne) rend hommage.